blague Révolution française

Le sauvetage de Charlotte Corday

Les perles : la justice

Au matin du 13 juillet 1793, Charlotte Corday pénètre dans la salle de bains de Marat. Le Montagnard fanatique, pourtant ami du peuple, y soigne un eczéma persistant. Elle sort un couteau acheté quarante sols et lui enfonce l’arme dans la gorge. Arrêtée, elle dira simplement : « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille. »

Le roi a peur

Les perles : la justice

20 janvier 1793 : un mauvais jour pour le roi.
– J’ai peur de la guillotine, souffle Louis XVI à Marie-Antoinette.
– Mon cher, t’as qu’à pas y aller ! lui répond la reine.
Il sera exécuté le lendemain place de la Révolution, aujourd’hui place de la Concorde.

L’allongement du raccourci

Les perles : la justice

Sous la Révolution, on avait arrêté un jeune journaliste de dix-sept ans, Alphonse Martainville. D’un naturel plutôt insouciant, il se présente, le 15 ventôse an II, devant le tribunal.
– Approche, Alphonse de Martainville, l’apostrophe le président.

Surpris de se voir tout à coup anobli par la particule, le prévenu réplique :
– Mais citoyen ! Je suis venu ici pour être raccourci, et non pour être rallongé !

Dans la foule, quelqu’un cria :
– Alors, qu’on l’élargisse !

Sa réponse amusa le public autant que ses juges. Martainville fut acquitté.

L’humour guillotiné

Les perles : la justice

Parmi les guillotinés de la Révolution, certains s’efforceront jusqu’au dernier instant de cultiver l’humour, pour dénouer la détresse pressante. Ainsi André Chénier, en se frappant le front, lancera-t-il en 1794 : « Pourtant, j’avais quelque chose, là ! »

Décapiter un évêque

Les perles : la justice

L’évêque constitutionnel Adrien Lamourette, autre révolutionnaire « guillotinable », peste contre cet accessoire à débiter de la viande humaine : « Pouah, qu’est-ce que la guillotine ? Une chiquenaude sur le col ! »