blague relativisme

Carnet de grossesse

La grande sœur rentre du collège et annonce à son petit frère :
– Quelle catastrophe, frérot, je suis enceinte !

Là-dessus le petit frère éclate de rire. La sœur, furieuse :
– Comment ? Je t’annonce un drame et tu ne trouves qu’à rire comme un idiot ?

Alors le frangin :
– Oh, oui, petite sœur ! Quand je pense que je me faisais du souci pour montrer mon carnet de notes plein de zéros à papa, avec ce que tu vas prendre en lui annonçant la nouvelle aucun problème, il me le signera les yeux fermés !

La mauvaise démonstration

Une maman rentre à la maison un soir et retrouve une lettre :

« Maman chérie,

Je suis désolée de devoir te dire que j’ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain. Il est l’amour de ma vie. Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tatous, son piercing et sa super moto.

Mais ce n’est pas tout ma petite maman chérie. Je suis enfin enceinte et Abdul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d’enfants avec moi, c’est mon rêve aussi.

Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons donc en cultiver et en donner à nos copains lorsqu’ils seront à court d’héroïne et de cocaïne pour qu’ils ne souffrent pas.

Entre-temps, j’espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu’Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais.

Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j’ai déjà 15 ans, je peux faire attention à moi toute seule… et l’expérience qui me manque, Abdoul peut la compenser avec ses 44 ans.

J’espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d’abord je vais avec Abdul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme ça ce sera plus facile pour lui, pour son permis de séjour.

Ta fille qui t’aime.

PS : Je te raconte des idioties maman. Je suis chez les voisins ! Je voulais juste te dire qu’il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit… »

Et voici la réponse du père :

« J’ai donné ta lettre à ta mère. Elle a fait immédiatement un infarctus et nous avons dû l’hospitaliser. Les médicaments la maintiennent en vie.

Lorsque j’ai expliqué à nos avocats ce qui s’était passé, ils m’ont recommandé de te répudier. Aussi tu n’es plus notre fille et nous t’avons retirée de nos testaments.

Nous avons mis à la poubelle toutes tes affaires et utilisons ta chambre comme débarras. Nous avons aussi changé la serrure de la porte, il te faudra trouver un logement, mais n’essaie pas d’utiliser notre carte de crédit car nous l’avons annulée, ainsi que fermé ton compte bancaire (l’argent qu’il y avait dessus nous allons l’utiliser pour le traitement de ta mère).

N’essaie pas de nous appeler pour demander de l’argent, nous avons de toute façon résilié ton contrat de téléphone mobile.

Les jouets que tu gardais, tes instruments de musique, ta collection de CD et de photos, nous les avons vendus au voisin (celui dont tu disais qu’il te regardait par la fenêtre quand tu t’habillais).

Ah ! bien sûr il te faudra trouver du travail, puisque nous n’allons plus payer pour toi ni tes études ni tes cours de musique.

Si tu ne peux trouver ni logement ni travail, je te conseille d’aller voir Paulo. C’est quelqu’un que j’ai connu dans l’armée, je ne sais pas bien ce qu’il fait… mais je lui ai envoyé une photo de toi et il m’a dit qu’une fille comme toi n’aurait aucun mal à vivre dans certains pays du Maghreb qu’il connait bien, et qu’il pourrait t’aider.

Enfin j’espère que tu seras très heureuse dans ta nouvelle vie.

L’homme que tu appelais Papa

PS : Ma chérie c’est une blague ! Je regarde la télé avec ta mère, qui se porte très bien. Je voulais juste te montrer qu’il y a des choses plus graves que de passer les 8 prochaines semaines sans sortir, et sans regarder la télé pour le mauvais bulletin, et pour la petite blague. »

Les plaintes de la belle vie

Finalement, la vie n’est pas si mal que ça !

A l’adolescent qui se plaint de la vaisselle à faire, ça veut dire qu’il est à la maison et non dans la rue…

Aux impôts que je paie, ça veut dire que j’ai un emploi…

Au ménage à faire après une fête, ça veut dire que j’étais entouré(e) d’ami(e)s…

A mes vêtements qui sont juste un peu trop serrés, ça veut dire que je mange à ma faim…

A mon ombre qui veille sur moi au travail, ça veut dire que je suis en pleine lumière…

A la pelouse qui a besoin d’être tondue, aux fenêtres à nettoyer et aux planchers à laver, ça veut dire que j’ai un toit…

Aux plaintes faites à nos gouvernements, ça veut dire que nous avons la liberté d’expression…

Au dernier stationnement que j’ai trouvé au bout de la cour du magasin, ça veut dire que je suis capable de marcher…

A ma grosse facture de chauffage, ça veut dire que je suis au chaud…

A la personne derrière moi qui parle trop fort, ça veut dire que j’entends….

A ma pile de linge sale à nettoyer et à repasser, ça veut dire que j’ai des vêtements à porter…

A l’épuisement et à la douleur musculaire à la fin de la journée, ça veut dire que je suis capable de travailler dur physiquement…

A la sonnerie de mon réveil-matin, ça veut dire que je suis vivant(e)…

Lettre d’une étudiante à ses parents

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Chère maman, cher papa,

Cela fait maintenant trois mois que je suis partie pour la fac.

J’ai pris beaucoup de retard pour vous écrire, et je suis désolée de vous avoir négligés. Maintenant, je vais vous mettre au courant. Mais avant de lire la suite, asseyez-vous. Vous ne continuez pas tant que vous n’êtes pas assis, hein ?

Je vais plutôt bien maintenant. La fracture et le traumatisme crânien que j’ai eus en sautant par la fenêtre du dortoir en feu, peu après mon arrivée, sont maintenant presque guéris. Je n’ai passé que deux semaines à l’hôpital, et ma vue est redevenue presque normale. En plus, ces affreuses migraines ne m’arrivent plus qu’une fois par semaine au maximum.

Heureusement, le pompiste de la station service du coin avait tout vu. C’est lui qui a prévenu les pompiers et appelé l’ambulance. Il est aussi venu me voir à l’hôpital, et comme je ne savais pas où aller avec le dortoir réduit en cendres, il a eu la gentillesse de me proposer d’habiter chez lui.

En fait, c’est juste une chambre en sous-sol, mais c’est plutôt mignon. C’est un garçon adorable, et nous sommes tombés follement amoureux. On veut se marier. On n’a pas encore choisi la date, mais ce sera avant que ma grossesse commence à se voir.

Eh oui, chers parents, je suis enceinte. Je sais à quel point vous avez hâte de devenir grands-parents, et je suis certaine que vous accueillerez le bébé avec tout l’amour et les tendres soins que vous m’avez témoignés quand j’étais petite. La seule chose qui retarde notre union, c’est la petite infection qu’a mon fiancé, et qui nous empêche de passer les analyses prénuptiales. Moi aussi, bêtement, je l’ai attrapée, mais tout ça va vite disparaître avec les injections de pénicilline que je me fais chaque jour.

Je sais que vous l’accueillerez à bras ouverts dans notre famille. Il est très gentil, et même s’il n’a pas fait beaucoup d’études, il a beaucoup d’ambition. Bien qu’il ne soit pas de la même race ni de la même religion que nous, je connais votre tolérance toujours réaffirmée, et je suis certaine que vous n’attacherez aucune importance au fait que sa peau soit un peu plus foncée que la nôtre. Je suis sûre que vous l’aimerez autant que moi. Ses parents sont eux aussi des gens très bien : il paraît que son père est un célèbre mercenaire dans le village d’Afrique d’où il est originaire.

Maintenant que je vous ai mis au courant, il faut que vous sachiez qu’il n’y a pas eu d’incendie du dortoir. Je n’ai ni traumatisme ni fracture du crâne, je ne suis pas allé à l’hôpital, je ne suis pas enceinte, ni même fiancée, je n’ai pas la syphilis et il n’y a pas d’homme bronzé dans ma vie.

C’est juste que j’ai eu un 3/20 en histoire et un 1/20 en sciences, et j’ai voulu vous aider à relativiser les choses.

Je vous embrasse bien fort.